
J’ai été baignée dans l’entreprise depuis mes premiers jours
Morgane, la nièce de Guillaume a rejoint officiellement la belle équipe familiale des PF Desablens depuis maintenant un an. C’est tout naturellement que Morgane a embrassé la profession de conseillère funéraire.
« J’ai été baignée dans l’entreprise depuis mes premiers jours. Enfant je ne suis pas allée à la crèche, je restais avec ma maman ou tata Marie-Paule au bureau. Plus tard, lorsque je sortais des cours, c’est au bureau que je rentrais. Une fois en secondaire, c’est au bureau que j’allais étudier. En fait, je me sens comme chez moi là-bas. Mon emploi de conseillère funéraire est le premier que j’exerce même si j’ai toujours été un peu « touche à tout ».
Après mes études secondaires en sciences appliquées, je ne savais pas dans quelle direction aller. J’ai alors suivi plusieurs formations, l’une en architecture d’intérieur, l’autre en esthétisme ou encore comme professeure de maths.
Sans le savoir, Morgane posait déjà des bases essentielles à l’exercice de son futur métier de conseillère funéraire. Apporter la paix de l’âme en distillant de la beauté conjuguée à une certaine rigueur pour gagner l’harmonie.
Finalement, j’ai décidé de suivre une formation d’un an et demi à l’IFAPME en tant qu’employée administrative ce qui me permet de garder un contact avec les gens tout en ayant une activité de bureau. J’ai commencé à travailler dans la société en tant qu’étudiante à l’âge de 16 ans. Ça fait donc un petitmoment que je me sens commeun poisson dans l’eau au sein de l’entreprise. J’y ai été engagée par Sereni en juin 2023.
En ce qui concerne le côté plus funéraire, je pense que la meilleure formation c’est le travail sur le terrain. Les 9 ans que j’ai passés en tant qu’étudiante m’ont permis de me familiariser avec le métier et d’en connaître une bonne partie des ficelles mais évidemment j’ai encore beaucoup de choses à apprendre car chaque famille, chaque enterrementest différent et qu’il faut s’adapter à chaque situation et à chacune des personnes que l’on reçoit.
Ce que j’aime dans ce métier c’est d’accompagner et d’aider les famillesà traverser ce moment difficile de la vie et me dire qu’on leur a permis de vivre leur deuil dignement. Bien que l’on doive prendre du recul parrapport à leur malheur pour ne pas prendre leur chagrin, c’est important d’avoir de l’empathie. Je pense quemon point fort dans ce métier c’est mon écoute et ma compassion.
Ce métier demande d’être disponible 24/24h, c’est compliqué d’avoir une vie à côté, de faire des activités et d’être en même temps toujours prêt à travailler (répondre au téléphone). Notre point fort c’est la famille. On travaille en famille et en plus on est une équipe, on se connait bien et on travaille bien ensemble. Je sais que même si Tatie et Parrain sont en vacances, si j’ai un souci je peux toujours compter sur eux et sur Marie-Paule.
Où trouves-tu l’énergie ?
Dans le café ! Ahaha ...Non je pense que l’énergie, on l’a car on aime notre travail, nous sommes une bonne équipe et nous travaillons dans la bonne humeur et toujours dans une bonne ambiance. On a tous besoin de moments de repos pour récupérer, il arrive d’être fatigué ou d’avoir eu une grosse journée mais le soir on recharge les batteries et le lendemain on est reparti ! “On a été élevé comme ça”
Qu’est-ce qui t’a touchée le plus depuis ton arrivée dans la profession ?
Ce qui est le plus difficile ce sont les accidents, car c’est un décès inattendu les gens ne sont pas préparés, le malheur leur tombe dessus. Lors de ma première priseen charge seule au bureau, j’ai été confrontée à un accident de voiture avec deux personnes plus jeunes que moi. C’est difficile de voir les familles endeuillées qui ne réalisent pas ce qui leur arrive. J’ai essayé de les accompagner au mieux mais dans une telle situation aucun mot ne peut apaiser leur douleur. Deux personnes jeunes qui avaient la vie devant elles ! Une autre situation très difficile, ce sont les funérailles de jeunes enfants, mais pour l’instant je n’y ai pas encore été confrontée. Constance tient à s’occuper de ces familles, c’est important pour elle de les accompagner au mieux.
Que fais-tu pour évacuer ton trop plein d’émotions ?
Je cuisine, j’adore cuisiner et c’est une activité qui me détend. Après une grosse journée, même si je rentre tard, une fois dans ma cuisine, je suis dans ma bulle pendant 30 min et tout va mieux. Lire et me promener permet de m’aérer l’esprit aussi.
À ton avis faut-il mettre quelque chose en place pour faire face au trop plein d’émotions ?
Non, Je pense que c’est au sein de l’équipe que cela se passe, on en discute ensemble et on débriefe les moments plus difficiles. C’est à ça que sert une bonne équipe, on se soutient et on s’échange les idées.
Après avoir rénové les 9 salons de recueillement que compte le funérarium Desablens, Constance, Guillaume et Morgane, forts du lien familial qui les unit et de la fougue de leur jeunesse, foisonnent de projets pour encore améliorer leur service aux familles. Le trio familial est enthousiaste et compte bien les réaliser avec le soutien de Sereni qui reste discrètement et efficacement à son écoute.
